Qui se souvient du rôle de l’Egypte de Gamal Abdel Nasser, de sa politique panarabe dans les années 1950 et 1960, de la R.A.U (1) quand le fondamentalisme musulman restait confiné à quelques groupes sans influence ? De son rôle éminent, pendant la guerre froide, dans l’émergence des pays non alignés entre les deux blocs quand le Rais signait, avec l’Inde de Nehru et la Yougoslavie de Tito, les accords de Bandung en 1955 ? Nasser plaidait alors, appuyé par l’URSS, pour l’indépendance des pays arabes dans le contexte de la décolonisation de l’après guerre. Puis il y a eu la guerre des Six jours contre Israël (1967) et, après sa mort en 1970, celle du Kippour (1973) – toutes deux perdues. Le successeur…