Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, dont le pays  préside le Conseil de l’UE depuis juin 2015, confiait au Figaro le 13 septembre dernier que si l’Union européenne a « l’obligation morale de protéger les réfugiés », il était néanmoins légitime de « savoir qui sont ces gens, d’où ils viennent et s’ils répondent aux conditions de l’asile ». Et encore qu’il gardait « un peu d’espoir » quant aux conclusions de la session extraordinaire du Conseil Justice et affaires intérieures (JAI) qui devait réunir à Bruxelles les ministres de l’intérieur de l’UE le lundi 14 septembre.