Quel que soit le président élu en Iran – près de 47 millions d’électeurs de plus de 15 ans doivent en décider vendredi 17 juin – le pays devra affronter des difficultés intérieures, propres à l’usure du régime des mollahs, et se débrouiller des formidables pressions extérieures imposées d’une part par les Etats-Unis, d’autre part, et sur un mode différent, par le trio européen (Allemagne, Grande-Bretagne, France), l’Europe représentant, chiffre important, 46 % des échanges iraniens (1). D’autre part, loin des cameras et reportages occidentaux, une succession d’attentats ont touché à la fois Téhéran (bombes de petite puissance, deux morts, quatre blessés) et la capitale de la région pétrolifère du sud-ouest, à la frontière de l’Irak (10 morts et 86 blessés). Lundi, c’était au…