La santé et la stabilité des grands pays émergents inquiètent le FMI comme la Banque mondiale. Pourtant, il n’y a pas encore un an, en juillet 2015, Laurence Daziano, maître de conférence en économie à Sciences Po, pouvait écrire pour les Echos, à l’occasion de leur septième sommet à Oufa, en Russie centrale : « une autre gouvernance mondiale s’organise autour des BRICS », nous le relevions ici (1). Depuis ? Des cygnes noirs sont apparus qui ont mis à mal la belle ambition exprimée par le président russe d’un monde « polycentré », libre de transformer l’ordre mondial et de contester la domination de l’Occident. Le dernier, et le plus étonnant, est survenu avec l’éviction, en théorie pour 180 jours, de la présidente brésilienne Dilma Rousseff…