« La semaine dernière », écrit l’éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol sur son blog, « le Point s’émerveillait de L’incroyable Madame Merkel, tandis que le Monde lui promettait le prix Nobel de la Paix ». Rares sont cependant les analyses après la « volte-face » de la chancelière, « qui a décidé dimanche de rétablir des contrôles aux frontières de son pays envahi, signe de sa légèreté initiale (…) » (1). Comme peu nombreuses avaient été les réflexions sur les raisons de la « générosité » allemande. Romaric Godin, pour la Tribune, relevait bien que « l’occasion était trop belle pour la chancelière de redorer le blason de son pays », afin de « faire oublier l’indifférence complète qui a prévalu – et qui prévaut encore largement – concernant la gestion de la crise migratoire par les deux principaux pays frontaliers, l’Italie et la Grèce ». De…