A deux jours du sommet de l’OTAN au pays de Galles (4 et 5 septembre 2014), les tambours de la propagande battent la générale, à ce point qu’il est devenu impossible de comprendre ce qui se passe sur le terrain en Ukraine ni même les enjeux d’un conflit ouvert, faut-il le rappeler, dans sa phase actuelle, par ce qu’Anne Bauern analysait le 15 avril dernier pour les Echos comme survenu presque par inadvertance : « Aujourd’hui encore, certains diplomates européens s’étonnent des conséquences politiques de ce qu’ils désignent comme le « truc » de la Commission européenne » (1). C’est le moment qu’ont choisi d’anciens officiels du renseignement américain (Veteran Intelligence Professionals for Sanity, VIPS), dont l’honorabilité n’est mise en doute par personne, pour adresser une lettre ouverte à la chancelière…