“ L’actuelle crise financière qui frappe les Etats Unis sera vraisemblablement jugée, en rétrospective, comme la plus dévastatrice connue depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ”. Qui parle ainsi ? Nul autre qu’Alan Greenspan, l’ancien patron de la Réserve fédérale américaine, dans les colonnes du Financial Times, le 17 mars 2008 (1). Il libère ainsi une parole interdite depuis des mois, un état de fait nié par à peu près tous les intervenants financiers, les économistes et les politiques – du moins, pour les derniers, dans leurs déclarations officielles. Mais il restreint curieusement le problème : si les Etats-Unis sont l’épicentre de la crise, ils ne sont pas seuls en cause, c’est l’ensemble de la planète qui est concernée dans son système…