Parmi ceux que n’ont pas touchés les excès de l’Obamania, il y a les dirigeants chinois, qui auraient préféré l’expérience et la prévisibilité de John McCain, les Turcs (1) et – parmi d’autres – les Russes, qui se rallieraient certainement au commentaire du conseiller diplomatique du président français, Jean-David Levitte : le président américain élu “ ne porte pas une vision différente du monde (…) ”, propos rapportés par le Monde du 5 novembre. Le premier discours annuel (2) adressé par le président russe à la Fédération témoigne de cette réserve : pas de trêve ni d’état de grâce accordés à celui qui a repris, au cours de sa campagne, le discours anti russe habituel à son prédécesseur.